Créer un token de JdR : un portrait, dix secondes
Déposez une image : elle devient un disque cadré, prêt à poser sur une table virtuelle. Choisissez un cadre, ajoutez le nom du personnage, téléchargez en PNG transparent. Rien ne quitte votre navigateur.
Déposez un portrait ici, ou choisissez un fichier.
Plusieurs fichiers d’un coup ouvrent le mode lot.
Token, jeton ou pion ?
En français on dirait « jeton », et pourtant personne ne le dit. La traduction officielle de Foundry VTT — celle que voit tout rôliste francophone — emploie token cent cinquante-trois fois, « jeton » une seule, et « pion » jamais. L’interface annonce « Outils de token », « Placer un token caché », « Cacher les tokens ».
On garde donc le mot de la table, pas celui du dictionnaire. C’est aussi celui qu’on tape : « tokens jdr » et « token jeu de rôle » sont cherchés, « jeton jdr » ne l’est pratiquement pas.
Comment s’en servir
- Déposez un portrait sur le disque, ou choisissez un fichier.
- Cadrez en faisant glisser l’image, et zoomez à la molette. Visez le visage : c’est ce qu’on reconnaît quand le token fait deux centimètres à l’écran.
- Choisissez un cadre, sa couleur et son épaisseur.
- Ajoutez le nom si la table n’affiche pas les étiquettes elle-même.
- Téléchargez.
Les cadres
Chacun est dessiné par le code au moment où vous l’affichez, et non repris d’une image toute faite. C’est ce qui permet d’en changer la couleur et l’épaisseur sans produire une variante par combinaison, et de rester net à n’importe quelle taille d’export.
- Anneau
- Le cadre le plus neutre. Ne détourne pas le regard du portrait.
- Double anneau
- Deux traits séparés par un vide. Lisible même en petite taille.
- Rivets
- Un anneau clouté, comme la bordure d’un bouclier.
- Crénelé
- Des créneaux de rempart. Pour les forteresses et les nains.
- Laurier
- Une couronne de feuilles. Pour les héros et les couronnements.
- Runes
- Des traits gravés, réguliers. Sobre et un peu inquiétant.
- Épines
- Des pointes tournées vers l’extérieur. Pour ce qui mord.
- Corde
- Un cordage torsadé. Marin, ou simplement chaleureux.
- Aucune
- Le disque nu, sans cadre. Utile quand la table en pose un.
Ce que cet outil ne fait pas
- Il ne détoure pas. Le disque coupe l’image en rond, mais il ne sépare pas un personnage de son arrière-plan. Un portrait déjà détouré donnera un meilleur token.
- Il ne dessine pas. Il habille une image que vous fournissez ; il n’en fabrique aucune.
- Il ne garde rien. Fermez l’onglet et vos réglages sont perdus avec le reste — il n’y a ni compte, ni bibliothèque, ni historique.
Questions fréquentes
À quoi sert un token de jeu de rôle ?
Sur une table virtuelle, le token est la figurine : le petit disque qu’on déplace sur la carte pour représenter un personnage, un monstre ou un compagnon. Un token lisible se reconnaît d’un coup d’œil au milieu de quinze autres, ce qui compte plus que sa finesse.
Mes images sont-elles envoyées quelque part ?
Non, et ce n’est pas une promesse : c’est une conséquence de la façon dont le site est fait. Il est entièrement statique, il n’a aucun serveur capable de recevoir un fichier. L’image est lue par votre navigateur, dessinée sur un canevas local, et le PNG produit part directement dans vos téléchargements. Vous pouvez couper votre connexion après le chargement de la page : tout continue de fonctionner.
Quelle taille choisir ?
512 pixels de côté convient à presque tout : c’est net sur une grille affichée en grand, et le fichier reste léger. Descendez à 256 si votre table héberge des centaines de tokens ; montez à 1024 seulement pour de l’impression.
Les bordures étant dessinées et non décalquées d’une image toute faite, elles restent nettes quelle que soit la taille — ce qui n’est pas le cas des cadres distribués en PNG.
Pourquoi garder le fond transparent ?
Parce que la table virtuelle pose le token sur son propre décor. Un fond opaque découperait un carré de couleur autour du disque, visible dès que le token passe sur une zone sombre de la carte. Le PNG transparent est le format attendu par Roll20, Foundry VTT, Owlbear Rodeo et les autres.
Comment traiter tout un bestiaire d’un coup ?
Choisissez plusieurs fichiers à la fois, ou déposez-les ensemble : le mode lot s’ouvre. Les réglages de bordure, de voile et de taille s’appliquent à tous, ce qui donne une série cohérente. Le cadrage, lui, est recalculé pour chaque image — deux portraits n’ont ni le même format ni le même sujet au centre.
Les fichiers partent l’un après l’autre dans vos téléchargements, numérotés.
Puis-je utiliser n’importe quelle image trouvée en ligne ?
Techniquement oui, juridiquement non. Une illustration trouvée sur Internet reste protégée par le droit d’auteur, y compris pour un usage entre amis, et la diffuser dans une partie publique ou sur un site l’expose. Pour une table privée le risque est faible, mais il n’est pas nul. Les banques d’illustrations libres et vos propres images ne posent aucun problème.